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Nos alpages

 L’alpage du Sapalet / Crau dessus

Il faut grimper pendant 2h sur un chemin rocailleux pour découvrir enfin l'alpage du Sapalet. Il est blotti dans un  cirque de montagnes dominé par la Dent de Corjon. C'est là qu'estivera notre troupeau de brebis laitières, bien gardé les deux chiens de protection contre l'une ou l’autre attaque d'un prédateur...
Matin et soir, à l'heure de la traite, elles entendent de loin la voix du berger qui les appelle et elles accourent au chalet. La chienne Border Collie se tient prête à stimuler celles qui s'attardent encore sur une touffe de serpolet!
Une fois la traite terminée, elles peuvent retourner librement dans les vastes pâturages pour brouter une herbe tendre et savoureuse ou alors profiter du beau temps pour faire une sieste paisible...
Pendant ce temps, nous nous préparons à transformer leur lait directement sur l'alpage en un délicieux fromage à pâte mi-dure: Le Berger d'Enhaut.
Pour ce faire, nous mettons le précieux lait dans un gros chaudron en cuivre, que nous plaçons sur un feu de bois tout crépitant.
Là, nous le tempérons une première fois à 30 degré, puis y ajoutons des ferments lactiques et de la présure pour faire coaguler le lait. Nous le laissons reposer tranquillement pendant de longues minutes... on dit alors que le lait  "caille". Au bout d’une heure, lorsque le caillé est devenu bien ferme, nous coupons la masse à l'aide d'un tranche-caillé en petit cubes d'un centimètre laissant ainsi le petit-lait s'échapper. Ensuite, nous laissons le mélange de caillé et de petit-lait se reposer, puis le brassons pendant plusieurs minutes avant de remettre la chaudière sur le feu pour chauffer délicatement la masse jusqu'à 48°C. Nous retirons la chaudière du feu, brassons encore quelques minutes et sortons le caillé avec des toiles en chanvre dans des moules à fromage. Le petit-lait peut ainsi s'égoutter laissant apparaitre petit à petit le début des fromages.
Nous les retournons ensuite plusieurs fois dans la journée pour qu’ils obtiennent une forme homogène et que le petit-lait puissent s’égoutter correctement, avant de les descendre le lendemain dans la vallée pour les placer dans notre cave d’affinage où ils y restent plusieurs mois s’affinant peu à peu, développant ainsi tout le caractère est la finesse qui fait du Berger d’Enhaut un produit du terroir tout à fait unique.

Le petit-lait restant après la fabrication de fromage nous sert à alimenter une douzaine de cochons. Ce sont des cochons heureux qui vivent sur l'alpage en semi liberté. Ils peuvent en effet se déplacer librement sur toute la montagne pouvant ainsi gratter la terre comme bon leurs semblent. Pour ne pas qu'ils deviennent sauvages, nous les habituons à revenir le soir pour manger et dormir dans l'étable blotti dans la paille. Ce mode d'élevage nous permet d'avoir une qualité de viande nettement supérieur que tout amateur saura apprécier sans aucun doute...

Enfin, l'alpage du Sapalet est encore peuplé d'un troupeau d'une trentaine de chèvre chamoisée. Leur lait est utilisé pour compléter notre gamme de produits laitiers avec un fromage frais et une tomme affinée mi chèvre - mi brebis. Cela signifie que pour ces deux sortes, nous mélangeons 50% de lait de chèvre et 50% de lait de brebis pour donner à ces fromages un léger goût de chèvre recherché par certains consommateurs. Si vous passez nous rendre visite sur cet alpage, ce sont nos chèvres accompagnée de notre chiens de protection qui vous accueillerons les premières cherchant toujours l'affection mais aussi quelques choses à manger...

 

L’alpage du Cottard / Tsamufin

Situé de l’autre coté de la crête de Crau dessus, l’alpage du Cottard / Tsamufin offre une vue absolument imprenable sur Rossinière et son lac mais aussi toute la vallée du Pays d’Enhaut et du Sannenland.
Dépourvu de tout accès motorisé et très escarpé, il est particulièrement bien adapté pour des moutons qui par leurs petite taille et faible poids peuvent se déplacer aisément dans les talus très raide, ayant pour seul concurrents les chamois. Cela nous permet d’entretenir naturellement des surfaces avec une flore et une biodiversité très large, tout en empêchant ainsi l’avancement de la forêt qui se fait déjà beaucoup ressentir dans notre pays…
Nous y montons toutes nos jeunes brebis et agnelles qui n’ont pas eu d’agneaux et n’ont donc pas de lait. Elles peuvent ainsi partir plus loin et plus haut dans la montagne sans être obligées de redescendre pour la traite.
Nous avons aussi un troupeau de quelques génisses et de chevaux qui pâturent dans la zone moins raide vers la lisière de forêt. Lisière qui dit-on est un coin formidable pour les amateurs de champignons…

 

Notre Bergerie

Les sommet se poudrent de blanc, les feuilles jaunissent, la pâture se fait rare, c'est le moment de redescendre à Rossinière. L'herbe y a repoussé après les foins et les regains, juste ce qu'il faut pour passer l'automne. les brebis sont biens contentes de redescendre dans la vallée, pour y retrouver de l'herbe tendre et bien verte et une bergerie chaude pour passer la nuit. C'est une période assez dure et fatiguante pour les bêtes, il faut marcher de longtemps sur la route pour pâturer tout les champs situé autour de la ferme, de plus l'herbe se fait de plus en plus rare, et les prés sont très humide, tout cela avec des gros ventre car bientôt elles donneront naissances à leurs agneaux. Heureusement cela ne dure pas longtemps, car la rudesse de l'hiver les poussent bien vite vers la paille tiède de la bergerie. Alors commence une période de repos bien méritée... plus besoin de marcher toute la journée pour chercher sa nourriture, car du bon foin leur est donné directement dans la bergerie. Et puis un jour, les contractions se font ressentir de plus en plus souvent... c'est le moment de donner naissance à un ou deux agneaux. Ceux-ci resterons ensuite avec leur mère pendant 5 à 6 semaines se nourissant de leur lait et petit à petit de foin et de céréales. Et puis un jour, lorqu'ils sont assez grand pour vivre sans leur mère, nous les séparons. Ainsi nous pouvons commencer à traire les brebis, pendant que les agneaux continuent à grandir en attendant de devenir eux-même parents.